Bulles d'illusion

Baladeurs de rêves, joueurs de mots, amateurs de félins de tous poils, bibliovores, amateurs de films et TV, artistes en tous genres, ce blog est le vôtre. Prenez le temps de muser parmi ces pages et, surtout, n'hésitez pas à commenter.

20 mai 2007

"La valeur du temps" (Anonyme)

Merci à Sylvie de m'avoir permis de redécouvrir ce beau texte.

Sablier_gold_3

La Valeur du Temps (anonyme)

Pour apprendre la valeur d’une année,

Demande à l’étudiant qui a raté un examen

Pour apprendre la valeur d’un mois,

Demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt

Pour apprendre la valeur d’une semaine,

Demande à l’éditeur d’un journal hebdomadaire

Pour apprendre la valeur d’une heure,

Demande aux fiancés qui attendent de se revoir.

Pour apprendre la valeur d’une minute,

Demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion

Pour apprendre la valeur d’une seconde,

Demande à celui qui a perdu quelqu’un dans un accident

Pour apprendre la valeur d’une milliseconde,

Demande à celui qui a gagné une médaille d’argent aux Jeux Olympiques.

Le temps n’attend personne. Rassemble chaque instant qu’il te reste et il sera de grande valeur. Partage-les avec une personne de choix et ils deviendront encore plus précieux.

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03 avril 2006

Contre le racisme

Je ne sais pas si ça a réellement eu lieu mais... j'espère vraiment que oui ! Oui, le logo était très tapé mais... les "jeunes" s'en souviennent-ils du fameux "touche pas à mon pote" ?
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racisme
Cette scène a réellement eu lieu dans un vol de la compagnie British Airways entre Johannesburg et Londres.
Une femme blanche, d'environ cinquante ans,s'assied à côté d'un noir.Visiblement perturbée, elle appelle l'hôtesse de l'air :

-L'hôtesse : Quel est votre problème, Madame?

-La femme blanche : Mais vous ne le voyez donc pas? Vous m'avez placée à côté d'un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d'un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège, s'il vous plait !!
-L'hôtesse : Calmez-vous, presque toutes les places de ce vol sont prises.

Je vais voir s'il y a une place disponible.
-L'hôtesse s'éloigne et revient quelques minutes plus tard : Madame, comme je le pensais, il n'y a plus aucune place libre dans la classe économique.
J'ai parlé au commandant et il m'a confirmé qu'il n'y a plus de place dans la classe exécutive. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.
Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l'hôtesse de l'air continue : Il est tout à fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s'asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu'il serait scandaleux d'obliger quelqu'un à s'asseoir à côté d'un personne aussi répugnante.
L'hôtesse se tourne vers le noir et lui dit : Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège vous attend en première classe.
Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène, se levèrent et applaudirent...

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31 mars 2006

Conte AMES-SOEUR

Oui, c'est long, et oui, ça vaut la peine de le lire !!! Même si je sais que vous le ferez pas, je veux le diffuser, c trop beau comme conte !

conte

Ames-sœurs
Par Merle Noir

Je me souviens comme cette journée avait été éprouvante pour tous les passeurs de la région. En ce deuxième week-end de juillet, la route avait fauché son lot de victimes. Une fois de plus, les journalistes allaient se perdre en statistiques, oubliant que ces orphelins, ces parents, ces frères et soeurs éplorés n'avaient jamais songé à leurs chers disparus comme à des chiffres destinés à peser sur la conscience collective. L'été allait, cette année encore, sacrifier d'autres travailleurs avides de vacances méritées sur l'autel du dieu bitume, gavé de leur sang mêlé au gazole.

Ce soir-là, alors que la température atteignait de nouveaux sommets, des nuages lourds de menaces s'amoncelèrent péniblement au-dessus de la ville. Au loin, on les voyait éclairés par intermittence de fantomatiques lueurs blanches suivies de grondements sinistres annonciateurs d'un violent orage. Du sol surchauffé s'élevait une âcre atmosphère d'humidité électrique.

Fourbu, je survolai lentement un quartier pavillonnaire, dans la demi-obscurité précoce, conscient sans en tenir vraiment compte de l'urgence de trouver un abri, avant d'être pris dans la tourmente.

Je ne sus ce qui m'avait guidé dans cette région avant de sentir monter en moi cette sensation à présent trop familière d'une mort imminente. Une petite masure de pierres grises au toit pentu se tenait parmi les constructions récentes, au milieu d'un jardinet envahi d'herbes hautes, comme une dent pourrie dans une mâchoire étincelante. C'était là que se jouait l'infâme drame antédiluvien dont j'avais été un nombre de fois incalculable le spectateur impuissant. Las, je virai sur l'aile, amorçant sans conviction mon approche de la fenêtre ouverte au premier étage. Les premières gouttes de pluie, tièdes, épaisses, s'écrasaient lourdement sur mon plumage qui n'allait pas tarder à se détremper.

A la fin d'une telle journée de cauchemar, j'aspirais à un minimum de repos et de quiétude, mais le devoir, ce tyran, en décidait souvent autrement. Un rien écoeuré, donc, je me posai sur le bord de la fenêtre. A l'intérieur, une lampe de chevet éclairait seule une chambre au mobilier usé, imprégnée de cette odeur chimique caractéristique des traitement de longue durée. Le papier peint fané montrait dans des tons marrons passés des scènes de chasse où une créature apeurée fuyait une meute de chiens sveltes à langue pendante.

Le mobilier sommaire se composait d'une table de nuit ornée d'un napperon de dentelle jaunie, d'une armoire de chêne vermoulue dont les étagères avaient dû voir se succéder des générations de linge empesé, et d'un vieux lit au matelas de laine bosselé sur lequel une femme très âgée, le visage cireux, attendait courageusement son dernier instant. La lourde machinerie du respirateur disposé près d'elle jurait par son bruit de piston effrayant et ses affreux tubes translucides avec la quiétude qu'inspirait le décor de toute une vie.

Assise sur une chaise de bois toute simple, une jeune femme, sans doute sa dernière famille, posait un regard empli de pitié sur les yeux clos et la bouche édentée entrouverte de la mourante. La jeune femme pleurait en silence, tordant entre ses doigts rougis le mouchoir de tissus imprimé qu'elle tenait sur ses genoux. Quand un éclair déchira avec fracas le soir chargé d'électricité derrière moi, mon attention fut attirée par un objet posé sur la petite table de chevet : une photographie de mariage en noir et blanc où, dans un cadre ovale, s'inscrivaient en pied une femme vêtue de blanc au sourire resplendissant, ses mains gantées serrant devant elle un admirable petit bouquet de fleurs, et un homme grand et vigoureux au regard perçant. Il portait l'uniforme de parade de l'armée de l'air, impeccable. La vieille femme avait été très belle, comme le sont les jeunes filles amoureuses et pleines d'espoir quand la vie leur fait cadeau d'un garçon sincère et droit. L'amour était présent sur ce portrait et s'en échappait en volutes langoureuses.

Je posai de nouveau les yeux sur celle que j'allais bientôt devoir accompagner dans son dernier voyage. Ses traits tourmentés par une douleur que la morphine ne parvenait plus à apaiser se contractaient spasmodiquement en millions de rides enchevêtrées. Sa poitrine fripée sous le fin coton de la chemise de nuit montait et descendait au rythme imposé de la machine qui allait bientôt aspirer son dernier râle. Ce moment se tarda pas. Elle ouvrit tout grand des yeux aux iris d'un bleu délavé, eut une expression de violent étonnement, puis s'affaissa lentement, à présent définitivement détendue. La jeune femme en larmes s'approcha doucement, prit la main fragile de son aïeule dans la sienne et, constatant que la vie avait quitté ce vieux corps au teint jaune, quitta la pièce, la laissant seule dans la mort.

Solennellement, mon chant ancestral s'échappa de mon bec en un mélodieux requiem : mon travail allait commencer. La femme se mit sur son séant, abandonnant sa dépouille à présent inutile dans la position que lui avait donné la mort. L'habituelle expression de surprise que j'avais vue mille fois se peindre sur les traits des âmes fraîchement libérées fit immédiatement son apparition. La tête tourna de droite à gauche, le regard embrassant la chambre qu'elle avait du contempler si souvent, son unique horizon depuis que la vieillesse l'avait clouée sur ce lit. Déjà, ce plafond fissuré lui était étranger. Elle se sentait prête à quitter cette misérable existence. J'attendais qu'elle me remarquât enfin avant de prendre en charge son entrée dans un nouvel univers. Un nouvel éclair aveuglant lui fit porter le regard dans ma direction. Immobile, je l'observais en silence, sachant qu'elle serait la première à parler.

Elle n'eut aucune difficulté à se dresser naturellement sur ses pieds nus et noueux, puis à s'approcher de moi.

- Quel adorable oiseau, dit-elle dans un sourire sans dent. Dis-moi, petit merle, que fais-tu donc à la fenêtre d'une vieille carcasse presque canée ?

Sur ces mots, elle partit d'un rire caquetant.

- Déjà canée, répondis-je, les yeux plantés dans son regard stupéfait.

- Oh ? (Elle baissa lentement les yeux vers ses mains à travers lesquelles elle pouvait apercevoir le plancher poussiéreux). Oui, déjà... Déjà morte.

Son sourire s'était effacé. Elle continua :

- Alors, c'est à cela que ressemble la mort ? Un petit oiseau tout noir sur le bord de ma fenêtre ? tu viens me chercher, n'est-ce pas ?

- Oui, c'est mon rôle ici-bas.

Son dos courbé et ses bras flasques sur lesquels flottaient les manches de sa chemise de nuit étaient presque insupportable après les boucherie que j'avais dû endurer depuis le matin. Morte, elle était le sac d'os qu'avait fait d'elle l'agonie d'un corps centenaire. De rares cheveux blancs hirsutes entouraient son crâne taché de brun et ses yeux étaient deux billes jaunâtres enfoncés dans des orbites rougies.

Je ne pus m'empêcher de regarder la photographie, dans la chambre. Le tonnerre et le déluge à l'extérieur étaient assourdissants. Mon coeur n'était que peine devant les ravages du temps qui avaient changé cette ravissante jeune personne au corps gorgé de vie en une caricature osseuse dont les dernières heures à elles seules avaient dû valoir tous les enfers.

La vieille âme avait suivi mon regard et son sourire édenté réapparut.

- Nous étions adorables, n'est-ce pas ?

Je ne savais quoi répondre. C'était vrai, elle avait été la plus belle enfant du monde, dans ses habits de mariée. Et son mari...

- Où est votre époux, madame ? demandai-je, curieux de savoir s'ils avaient eu la chance de vivre ensemble une existence longue et heureuse.

- Ça, petit oiseau, tu devrais le savoir mieux que moi, toi qui as vu tant de morts.

- Oh... est-il parti depuis longtemps ?

- Oui, très longtemps, dit-elle, plus pour elle-même que pour moi. Trop longtemps. Son avion a été abattu au-dessus de la Manche durant la guerre. Je ne l'ai appris qu'un mois plus tard. J'attendais notre petite Irène, à ce moment-là, notre fille unique... Elle aussi est morte il y a dix ans maintenant.

Son visage triste exprimait plus de souffrance que je ne pouvais en voir. Cette âme-là avait été si marquée par la disparition de son bel officier que je devinai sans même lui demander qu'elle ne s'était jamais remariée.

- Il faut partir, à présent, lui dis-je d'un ton apaisant. Ne craignez rien, ce sera sans douleur.

- Très bien, répondit-elle, jetant un dernier regard résigné sur le portrait derrière elle.

- Alors, allons-y.

Je m'élevai dans l'orage, les ailes battues par une pluie d'une rare violence. La vieille femme enjamba sans hésiter la fenêtre d'une chambre qu'elle ne reverrait plus, à son grand soulagement. L'âme resta suspendue dans le vide, traversée par les gouttes dont elle avait à peine conscience. Décidée, elle fit quelques pas en avant puis disparut, entrée dans un corridor que nous étions seuls à percevoir. Je m'engageai à sa suite. La pluie cessa net et une douce lumière nous enveloppa.

- Où allons-nous ? demanda l'âme d'une voix empreinte d'appréhension.

- Où vous voulez, répondis-je, la fixant du regard. Quelque chose en elle avait changé. Etaient-ce ses yeux qui avaient pris une couleur plus vive, ses cheveux subitement plus fournis qui paraissaient dorés plutôt que blancs ?

Elle décida d'avancer droit devant elle, lentement mais avec de plus en plus d'assurance. Et plus elle marchait, plus la transformation devenait évidente : la peau de son visage se raffermissait, son cou n'était plus une poche de peau flasque et ridée, sa poitrine s'arrondissait sous le coton. Les os ne saillaient plus à l'endroit où ses hanches et ses fesses reprenaient une courbe harmonieuse.

Elle avançait encore dans ce bain lumineux et je voyais ses cheveux et ses cils s'allonger, ses mains redevenant les merveilles de finesse quelles avaient été peut-être sept ou huit décennies auparavant.

Après quelque distance, elle était à nouveau la jeune femme du portrait, grande et élancée, ses pieds nus et graciles semblant flotter dans l'espace. J'étais ébahi par tant de beauté. Son sourire aux lèvres pleines s'élargissait sur des dents blanches et intactes.

J'étais fasciné par le changement. Oui, elle serait heureuse à présent... Et, comme pour confirmer mes pensées, la lumière faiblit un peu, révélant un jardin féerique au milieu duquel se tenait, une casquette d'officier à la main, l'homme de la photographie.

- Toi, enfin, dit-il, les yeux remplis de tendresse, des yeux qui avaient dû attendre soixante ans avant de revoir ceux de la femme qu'il avait chéri entre toutes.

- Me voilà, mon amour.

Elle avança jusqu'à lui, toute au bonheur d'avoir enfin retrouvé celui qu'elle avait cru à jamais perdu.

Lorsqu'il l'enlaça, leur deux âmes s'unirent pour ne faire qu'une avant de disparaître, emportées dans un monde où la séparation n'existerait plus.

Je restai un moment à contempler l'endroit où s'était tenu le jeune pilote. Les horreurs que j'avais dû contempler ce jour-là étaient alors bien loin. Mon coeur d'oiseau battait si fort à l'idée de ses deux âmes qui après tant d'années avaient enfin pu trouver le repos éternel dans l'amour et la joie.

Plus tard, quand ma tâche me semblerait ingrate, je repenserais à la photographie prise un matin de printemps dans un joli jardin fleuri : deux âmes-soeurs souriant à l'objectif pour l'éternité.

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23 mars 2006

DIS MAMAN

DIS MAMAN... Anonyme mais je remercie au passage AuDi qui me l'a fait connaître

Dis, maman, dis-moidis_maman
Dis, maman, dis-moi si c'est vrai ?
J'ai vu à la télévision des enfants qui saignaient
Dis, maman, dis moi que c'est un film que ce n'est pas vrai
J'ai vu aussi plein d'enfants qui pleuraient

Mon petit, j'aimerais te dire que ce n'est pas vrai
Mais hélas ce n'est pas un film, c'est la réalité

Dis, maman, dis-moi, pourquoi, il y a des gens qui sont noirs ?
Et dis moi, pourquoi, il y en qui ont des yeux bridés ?
Dis-moi pourquoi, il y a des gens qui ne peuvent pas marcher ?
Dis maman, pourquoi, il y a des gens qui restent dehors le soir ?

Mon petit, tout le monde ne se ressemble pas, pourtant personne n'est différent
Simplement, il faut apprendre à ne pas regarder les gens autrement

Dis maman, comment on fait pour voir les gens pareils ?
S'il y en a qui sont blancs et les autres noirs, ils ne sont pas pareils

Ecoute, mon petit, ferme très fort les yeux, pose tes mains sur mon visage
Tout doucement, comme si tu voulais me faire une caresse
Promène tes doigts sur mes cheveux, mes yeux, mon nez, sur tout mon visage
Tes doigts ne peuvent pas te dire la couleur de ma peau ni de ma tresse

Alors maman quand on ferme les yeux on est tous pareils ?
Les noirs, les blancs, même ceux qui ont les yeux bridé sont pareils ?

Oui mon bébé, nous sommes tous pareils, si nous savons regarder
Ce qui compte ce n'est pas la couleur de la peau ou la forme des yeux
C'est de savoir les regarder avec ton coeur, lui seul sait la vérité
Et quand tu verras des enfants saigner ou pleurer, va près d'eux

Alors nos yeux disent des mensonges, et le coeur dit la vérité
Pourquoi on est pas tous aveugles, ce serait plus facile
Il n'y aurait plus d'enfant pour pleurer ou saigner
Comment je fais pour regarder avec mon coeur, ce n'est pas facile

Mon petit, quand tu regardes quelqu'un, il ne faut pas oublier qu'il est comme toi
Qu'il soit noir, blanc, les yeux bridés, sur une chaise roulante, il est comme toi
Il a des joies et des chagrins, il a un coeur comme le tien
Ce qui est important c'est ce qui est dans ton c½ur, le même amour que le mien

Tu sais, j'ai compris maman, tout le monde a un coeur
Alors il faut fermer les yeux, et regarder avec son coeur

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Un beau conte

libellluleAu fond d'un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi nul du groupe ne revenait après avoir rampé le long des tiges de lys jusqu'à la surface de l'eau. Elles se promirent l'une à l'autre que la prochaine qui serait appelée à monter reviendrait dire aux autres ce
qui lui était arrivé.

Bientôt, l'une se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface ; elle se reposa au sommet d'une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d'elle une libellule avec de forts jolies ailes. Elle essaya en vain de tenir sa promesse. Volant d'un bout à l'autre du marais,
elle voyait bien ses amies en bas....

Alors, elle comprit que même si elles avaient pu la voir, elles n'auraient pas reconnu comme une des leurs une
créature si radieuse.

Le fait que nous ne pouvons voir nos amis ni communiquer avec eux après la transformation que nous appelons la mort n'est pas une preuve qu'ils ont cessé d'exister.

Walter Dudley Cavert

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UN MONDE SANS NOIRS... A méditer

UN MONDE SANS NOIRS monde_sans_noirs


On raconte une histoire très amusante et très révélatrice à propos
d'un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs.Ces Blancs
avaient décidé, d'un commun accord, de s'évader vers un monde meilleur.Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au coeur d'une
Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparue.Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement.

Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue,la violence et le bien-être social. Tous les Noirs ont disparus.

Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la
nouvelle Amérique n'était plus qu'une grande terre aride et stérile.Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s'était jusque là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs.Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills,un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs.

Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes,
un Noir, qui avait inventé la transmission automatique.
Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A.Morgan, les feux de circulation.

En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son
précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R.
Robinson.
Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et
autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papier et déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée.

Il y avait très peu de magazines et de livres car John Love avait
inventé le taille-crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et Lee
Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer.

Vous l'avez deviné ?

Ils étaient tous des Noirs.

Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles
et des livres, ils n'auraient pu les livrer par la poste, car William
Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres.

Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon.

Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que
celles-ci étaient sombres, pas étonnant, Lewis Latimer avait
inventé la lampe électrique, Michael Harvey, la lanterne, Grantville T. Woods, l'interrupteur régulateur automatique.

Enfin leurs maisons étaient sales car Thomas W.Steward qui avait
inventé la vadrouille(balai), et Lloyds P.Ray, le porte poussière.
Leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et
les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s'attendre ? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à formes de chaussures,
Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et
George T.Samon, la sécheuse à linge.

Les Blancs se résignèrent finalement à prendre une bouchée, dans
tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur.

N'est-ce pas étonnant?

Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs?
Martin Luther King Jr. a dit un jour "Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs".

Tout ça pour vous dire chers frères et soeurs que l'histoire des Noirs
ne se résume pas seulement à l'esclavage.

Quand nous pensons à Fréderik Douglass, Martin Luther King Jr,
Malcolm X,Marcus Garvey et Du Bois.

Diffusez ceci à tout le monde afin que tous sachent la vérité, c'est le
minimum que nous puissions faire pour leur rendre hommage.
Comme disait Bob Marley "Time will tell" (le temps le dira)

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21 mars 2006

CERTIFICAT D'AMITIE

poeme_anonyme

Certificat d'amitié

Si je pouvais attraper un arc-en-ciel,
Je le ferais juste pour toi,
Et je partagerais ainsi avec toi sa beauté
Les jours où tu es mélancolique.

Si je pouvais, je construirais une montagne
Que tu pourrais considérer comme ta propriété,
Un endroit où trouver la sérénité
Un endroit où l'on peut être seul.

Si je pouvais prendre tes problèmes,
Je les jetterais à la mer.
Mais je me rends compte que toutes ces choses
sont impossibles pour moi :

Je ne peux pas construire une montagne,
Ni prendre un arc-en-ciel lumineux.
Mais laisse-moi juste être ce que je sais faire le mieux :
Un ami toujours présent.

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07 mars 2006

HIROSHIMA

MERE
Michiko Ogino, âgée de 10 ans, touchée à 1,5 km du point d'impact hiroshima
C'était une claire journée d'été, au ciel sans nuages. Je jouais à l'étage de la maison avec mes sœurs. Mère était partie dans notre champs, pour cueillir des aubergines. En partant, elle nous dit : "Faites du feu dans le four à 11 heures". Mais nous étions tellement absorbées par notre jeu que même quand l'horloge sonna onze heures, aucune de nous ne se leva.
Tout à fait par hasard, je regardais par la fenêtre quand il y eut une sorte d'éclair. "Oh!" dis-je... Je chancelai et le moment d'après, j'étais coincée sous la maison. Impossible de bouger. Plus j'essayais de me dégager, plus j'avais mal. Je devais rester tranquille et attendre le bon moment. Puis je vis mes deux sœurs à l'extérieur. J'étais si heureuse ! Pleine de joie je criai "Aidez-moi ! Aidez-moi !". Elle m'entendirent, accoururent tout de suite auprès de moi et essayèrent de me tirer. Mais le treillis de bambous qui soutenait le mur de terre nous séparaient. Qu'on le tire ou qu'on le pousse, rien ne pouvait le bouger.
Ma sœur aînée m'encouragea d'une voix tremblante : "Sois patiente, Mère et Père vont bientôt revenir. Je vais chercher quelqu'un pour nous aider, tu as compris ?". Elle partit en courant.
Je pouvais voir une petite partie du monde extérieur à travers le treillis de bambous. Je regardais, les yeux grands ouverts, attendant le retour de ma mère et de mon père.
Un moment plus tard, ma sœur aînée revint en courant avec plusieurs pêcheurs. Grâce à leur aide, je fus sauvée.
Debout, dehors, je fus très étonnée. Cette journée magnifique était devenue une journée horrible, avec de noirs nuages tourbillonnant partout dans le ciel.
Je chancelai et essayai de marcher en direction de l'abri anti-raids aériens. C'est alors que j'entendis un faible cri venant de dessous la maison. "Aidez-moi ! Quelqu'un peut m'aider ?" C'était la voix de mon jeune frère.
Ma sœur aînée semblait avoir été la première à entendre son cri. Elle couru immédiatement en direction de l'endroit d'où venait le cri, et le tira après avoir enlevé un tas de tuiles.
Alors, de la direction opposée, on entendit un bébé crier. C'était la voix de ma petite sœur, âgée de deux ans, piégée par les murs tombés sur elle. Je me dépêchais d'aller à cet endroit et je la trouvais en train de hurler, les jambes coincées sous une énorme poutre. Avec les pêcheurs, nous essayâmes de soulever la poutre, mais elle ne bougea pas d'un millimètre. Souffrant de ses jambes, ma sœur pleurait et se tortillait, se débattant de ses bras. Que pouvions-nous bien faire ? Les pêcheurs abandonnèrent leurs efforts. "Nous n'y arrivons pas".
Certains voisins vinrent demander leur aide, et ils partirent vers une maison voisine, écroulée, pour sauver d'autres personnes enterrées dessous. Seuls, nous, les enfants, restèrent là.
Mais qu'est-ce que Mère pouvait bien faire dans les champs ? Je t'en prie, je t'en prie, reviens ! Et pourquoi Père ne revenait-il pas ? Les jambes de ma petite sœur allaient être écrasées... J'étais complètement perdue, et la seule chose que je pouvais faire, c'était regarder au loin, sur la pointe des pieds.
C'est alors que je vis, à quelque distance, quelqu'un courir dans notre direction. Echevelée. Une femme. Elle semblait nue. Son corps était rouge. Elle nous appela à voix haute.
Oh mon dieu ! c'était Mère. "Mère !". Nous étions si rassurés !
Ici et là, des maisons commencèrent à prendre feu.
L'un de nos voisins apparut, semblant venir de nulle part, et tira la poutre de toutes ses forces, essayant de la soulever pour dégager les jambes de ma sœur. Mais la poutre demeura aussi stable que le roc. Il poussa un grand soupir de déception et dit d'un ton sincèrement désolé : "Je regrette, mais je ne peux rien faire". Il salua et partit.
Une gerbe de flammes jaillit tout près. Le visage de Mère devint d'une couleur de cendre. Père n'était pas encore de retour. Mère regardait ma petite sœur. De petits yeux luisant dans les décombres. Ma mère regarda autour d'elle, observant la manière dont les poutres étaient empilées. Puis Mère descendit dans un espace entre les poutres et, plaçant son épaule droite sous l'une d'entre elles, mordit ses lèvres et "Ohhhhhhh hisse !". Son corps se tendit. Un grincement se fit entendre. La poutre se souleva légèrement. Les jambes de ma petite sœur étaient libérées. Ma sœur aînée la tira rapidement. Mère sortit d'un bond et la serra très fort dans ses bras.
Un moment plus tard, comme si nous venions seulement de comprendre ce qui venait de se passer, nous tous, les enfants, éclatâmes en larmes. Alors, Mère s'accroupit sur le sol, d'un air absent.
C'est à ce moment que je vis pour la première fois comment elle était. Elle avait été heurtée de plein fouet par le souffle brûlant alors qu'elle cueillait des aubergines pour notre repas de midi. Elle était presque nue. Sa veste et son pantalon étaient brûlés et en pièces. Ses cheveux avaient pris une couleur brun-rouge, et étaient frisés et tortillés comme si elle avait fait une permanente trop forte. Tout son corps était brûlé. Sa peau était rouge et huileuse. La peau de son épaule droite, là où elle avait porté et soulevé la poutre, était partie, laissant la chair à nu, d'où suintait le sang.
Mère tomba, épuisée, sur le sol. A ce moment, Père accouru vers nous en titubant. Il était gravement brûlé, lui aussi.
Mère commença à souffrir. Elle gémit et se débattit, mais mourut cette nuit-là.

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I HAVE A DREAM par Martin LUTHER KING

"J'ai fait un rêve" MARTIN LUTHER KINGcerf_foret

(...)
Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j'ai quand même fait un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.
J'ai fait un rêve qu'un jour, cette nation se lèvera et vivra la vraie signification de sa croyance : "Nous tenons cette vérité comme allant de soi, que les hommes naissent égaux".
J'ai fait un rêve qu'un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.
J'ai fait un rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un désert étouffant d'injustice et d'oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
J'ai fait un rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas sur la couleur de leur peau, mais sur leur caractère.
J'ai fait un rêve aujourd'hui.
J'ai fait un rêve qu'un jour, l'état d'Alabama, dont le gouverneur actuel parle d'interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noirs pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et soeurs.
J'ai fait un rêve aujourd'hui.
J'ai fait un rêve qu'un jour chaque vallée sera élevée, chaque colline et montagne sera nivelée, les endroits rugueux seront lissés et les endroits tortueux seront rectifiés, et la gloire du Seigneur sera révélée et tous les hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir. C'est avec cet espoir que je rentre au Sud. Avec cette foi, nous pourrons transformer les discordances de notre nation en une belle symphonie de fraternité. Avec cette fois, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révolter pour la liberté ensemble, en sachant qu'un jour nous serons libres.
Quand ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter, en lui donnant un sens nouveau, cette chanson patriotique "mon pays, douce patrie de la liberté, c'est toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, terre aimée des pèlerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse".
Et si l'Amérique veut être une grande nation, ceci doit se faire. Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes puissantes de l'état de New-York. Que la liberté retentisse des sommets des Alleghenies de la Pennsylvanie !
Que la liberté retentisse des Rocheuses enneigées du Colorado !
Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie !
Mais plus encore, que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Géorgie !
Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee !
Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque taupinière du Mississippi !
Que la liberté retentisse !
Quand nous laisserons retentir la liberté, quand nous la laisserons retentir de chaque village et de chaque lieu-dit, de chaque état et de chaque ville, nous ferons approcher ce jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et gentils, catholiques et protestants, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux spiritual noir : "Enfin libres ! Enfin libres ! Dieu tout-puissant, merci, nous sommes enfin libres !"

Posté par rosie03 à 18:06 - Textes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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