12 mai 2007
"Homme mobile" par ROSE
Homme mobile
Si souvent volatile
Et parfois futile,
Mais… quand même utile !
Homme des temps modernes, changeant selon le vent, de gré ou de force, poussé par les événements.
Homme de notre société,
Toujours pressé,
Tellement bousculé
Qu’il ne sait plus où il en est.
Cassé par des cadences infernales, vivant à un rythme trépidant, stressé par un monde qui ne fait plus aucun cadeau.
Oui, homme mobile,
Mais attention : homme fragile.
©Rose le 03/08/2005
04 mai 2007
Mon 2 mai à moi pour vous faire rire
Une journée… ordinaire ! Un certain 2 mai 2007
8H30 : affreux bruit strident du… non, non, pas du radio-réveil (celui-là repose en paix dans son carton, car on n’a jamais trouvé la place pour l’installer depuis le déménagement), mais de mon téléphone portable (appareil que j’ai le plus grand mal à apprivoiser, qui prend des photos sans que je lui demande, change de sonnerie à sa guise et qui mériterait un chapitre à lui tout seul). Tâtonnements pour trouver l’engin infernal et appuyer sur la bonne touche afin de lui couper le sifflet. Maîtrisant mal la chose, et sans mes binocles sur le nez, je me gourre et il repart pour un tour mais sur un autre rythme. Pestant, rageant, je réussis enfin à lui clouer le bec me disant que la journée commence fort !
9H00 : réveil douloureux (pas de raison qu’il n’y ait que moi qui aies la tête dans le sac après tout) de Domi. De mon côté, j’ai déjà ingurgité deux cafés avant de cheminer vers la douche. Au moment d’y pénétrer, caramba ! plus de serviettes en vue. Pour une fois, coup de chance, je m’en suis rendue compte AVANT de me retrouver (drapée dans le rideau de douche et grelottante) en train de beugler « Domi, serviette please ! ».
9H30 : allumage quotidien de l’ordi. Réponses à quelques mails, bref, la routine. Je réalise que, puisque je sors pour mon rendez-vous chez le toubib à 10H45, je devrais en profiter pour faire (enfin !) la lettre de résiliation pour TPS qu’on n’utilise pas depuis cinq mois… Un bon moment de fouilles archéologiques pour retrouver le papelard où Domi a noté l’adresse et ce qu’il faut joindre à la lettre (là aussi, chapitre à venir sur les énervements consécutifs aux fameuses plate-forme téléphoniques qui ont remplacé nos bonnes vieilles standardistes des familles). Bon, l’attestation du proprio qui refuse l’antenne parabolique (un mois pour qu’on pense à la lui demander, un mois pour qu’il pense à nous la faire), c’est OK car, étant récente, je n’ai pas à creuser un tunnel dans le monceau de paperasses. Justificatif de domicile pour Domi, puisque c’est à son nom, là, brin de panique : le seul qu’il ait, c’est UNE facture Télécom (après on a basculé sur Free donc bye bye France Telecom), instant de réflexion intense : où l’ai-je donc mise ? Nouvelle fouille en perspective ? Sans conviction, je cherche dans une chemise intitulée à juste titre « Télécom » et y trouve, à ma plus grande surprise, LA facture. Bon, il faut la scanner et l’imprimer. Merde ! J’ai pas allumé mon ordi fixe sur lequel est branché le scanner. Et re-merde, c’est l’heure de partir, et à la bourre en plus ! Bon, on verra TPS… plus tard !
10H45 : tip top arrivée chez le toubib. J’espère qu’il sera à peu près à l’heure, ce qui est en général son cas, car j’ai prévu d’aller porter plainte pour le vol du portable d’Olympe et faudrait pas les déranger pendant la pause 12H/14H. Raté : il a un retard monstrueux, et trois patients (dieu qu’on mérite ce nom chez les médecins) attendent encore devant moi. J’en sors à 11H45 et me console en allant boire un café.
12H et des brouettes : passage chez le buraliste pour les clopes ET l’incontournable numéro de « Courrier International » titrant sur Bienvenue à Sarkoland (si j’ai le temps, je vous en scannerai des extraits, c’est une lecture saine et épouvantable à la fois, admirez l’exploit !). Nouvel arrêt chez le boucher où on reste trois quarts d’heure. Non, non, on n’a pas acheté le stock, mais simplement taillé le bout de gras avec Nadia, une copine (encore une qui a fui Paris).
13H00 : retour at home, sweet home. Je me jette sur le journal pour dévorer en ricanant sur les méchancetés que tous les estrangers pensent en général de Sarko. Au tour de Domi de se régaler, pendant que j’expédie encore quelques mails.
14H30 : Bon, si on veut aller chez les flics, faut qu’on se bouge. Comme de bien entendu, il a commencé à flotter (pour une fois qu’ils se trompent pas à la météo), ce qui motive les troupes ! J’attrape le maigre dossier « Téléphone Olympe » où figurent en tout et pour tout son contrat d’origine à mon nom (là aussi, compliqué à expliquer clairement et rapidement : Olympe a changé à Moulins son téléphone moribond, mais je ne reçois aucune facture car j’ai opté pour le prélèvement automatique, ce qui vaut infiniment mieux, me connaissant, et qu’en outre, j’ai zappé le changement d’adresse donc… les factures doivent être retournées à l’expéditeur), ainsi que la facture du nouveau téléphone (la peau de… même en pompant tous mes points disponibles).
14H45 : arrivée au commissariat (situé dans une rue où il est impossible de se garer, d’où galère pour trouver pas trop loin), première question « vous venez pour une procuration » ? Faut dire que vu le nombre de demandes, ils ont quelqu’un à l’accueil qui ne fait que ça. On explique donc notre cas : portable de ma fille volée à Paris, ligne suspendue par Orange, lequel Orange demande pour clôre la ligne une déclaration en bonne et due forme. Stupéfaction de la fliquette « non, il faut qu’on ait une attestation d’Orange comme quoi ils ont suspendu la ligne pour qu’on puisse faire cette déclaration ». Soit…
15H15 : arrivée chez Orange, et cauchemar habituel : cinq personnes poireautent déjà devant moi, résultat : DIX MINUTES pour accéder seulement à l’accueil où j’expose mon problème le plus simplement possible. Stupéfaction de l’hôtesse qui n’a jamais entendu parler de ça, mais me file quand même un ticket pour vérifier que la ligne a bien été suspendue par le père d’Olympe le soir même du vol, soit le 21 avril.
15H40 : c’est enfin notre tour. L’opératrice qui nous reçoit doit redémarrer son PC pour la troisième fois de la journée. Elle ne comprend pas davantage que l’hôtesse la demande du commissariat, mais vérifie en appelant un autre central que la ligne est bien suspendue. Que dalle, la demande n’a pas été prise en compte, et il y a eu des appels après le vol, heureusement sans dépassement de forfait ! Elle nous confirme qu’elle vient de suspendre elle-même la ligne, ouf ! on a encore frôlé la cata. Par contre pour l’attestation réclamée, elle n’y entend rien et part chercher le responsable. Ce dernier nous dit de voir avec le commissariat. Je commence donc à m’énerver, Domi prend le relais (il commence à être rôdé à la manœuvre). En fait, le type croyait qu’on voulait porter plainte contre Orange car la première demande de suspension n’avait pas pris effet. En tout cas, il confirme qu’il ne peut pas fournir ce maudit papelard, que seul Orange (oui, oui, vous avez bien lu !) peut nous envoyer par mail. Moi, un chouia agressivement « bin, on est où là ? C’est bien Orange non ? ».
16H15 : re-marche à pied jusqu’au commissariat, j’écume de rage, prête à sauter à la tête du premier flic qui va nous dire, je le sens d’avance, de retourner chez Orange. En route, fort heureusement, une autre mésaventure désamorce ma hargne. On passe devant un local à louer : je m’approche pour voir la taille de la boutique, pensant que la grille que je voyais était DEVANT la vitrime et non DERRIERE. Funeste erreur : je fous un magistral coup de boule (enfin de nez) dans le verre ! Quelle idée d’avoir des vitrines aussi propres. Chez moi, ça risque pas d’arriver, on aurait plutôt tendance à penser que la météo est nuageuse, mdr ! Crise de fou-rire nerveux, qui fait que je glousse jusqu’à l’arrivée au commissariat. J’essaye de me retenir en me disant qu’en plus, ils vont penser que je me moque d’eux. Re-blabla avec la même fliquette, Domi prend direct la parole pour éviter la casse car, ainsi que je l’avais prédit, on insiste pour avoir p… de b… de m… d’attestation. Devant notre insistance, elle appelle les collègues qui acceptent puisqu’on a le contrat, donc le n° d’Imei et de carte Sim de nous recevoir. Ce qui aurait pu aller vite à partir de là part de travers. Je vous garantis que je n’invente rien : on tombe sur une gardienne de la paix qui est là depuis peu de temps, mais qui est chargée de former un stagiaire dont c’est le premier jour ! On remplit laborieusement la déclaration, le type se trompe, on recommence à zéro, Domi part boire un café, estimant qu’il en a assez fait. La madame part faire une photocopie du contrat, laissant le stagiaire imprimer. Le nombre de feuilles pour un simple vol est effarant, je n’ose imaginer la montagne pour un cas plus complexe. Il commence à me les donner, hésite sur les dernières au moment où la nana revient avec les photocopies. Elle s’écrit « merde, merde, merde, c’est ce qui arrive quand on fait pas soi-même le truc, j’ai oublié de te dire, pousse-toi, je recommence et fous à la corbeille ce que tu as imprimé (merci pour les forêts). On recommence encore une fois à zéro. Le tout : une heure…
17H15 : Retour vers la maison, habituel « embouteillage » (ça fait rire quand on connaît les embout’ parisiens) au Pont Régemortes, direction la pharmacie avec la prescription obtenue le matin.
17H30 : Arrivée à la pharmacie. Deux pharmaciens sont à l’œuvre, dont l’un est squatté par une mamie qui veut visiblement acheter le stock, je choisis donc l’autre qui s’occupe d’une jeune maman. Mauvaise pioche ! Elle connaît bien la pharmacienne, et font la causette. Je suis devenue philosophe, une journée pareille ne pouvait guère connaître d’améliorations ! Quand enfin, la charmante femme et ses deux bambins s’en retourne, elle vire avec son sac à main une plaque de verre servant de support publicitaire. Domi et moi rattrapons ce qui est dessus, le verre continue sa route vers le carrelage où il explose. La pharmacienne s’en va quérir un balai et une pelle mais (bien sûr, il y a un mais, vous l’aviez deviné ?) les morceaux sont tellement épais qu’en dépit de tous les efforts de la commerçante, il s’avère impossible de les faire glisser sur la pelle. J’observe avec le manège avec curiosité, combien de temps va durer la bataille ? Trois minutes plus tard, la pharmacienne abandonne et pousse le tout en vrac vers le fond du magasin. Voilà notre tour (entre temps, Domi a testé un machin gluant à souhait, pour tester et pour s’occuper !).
18H05 : Retour à la voiture. Cinq cents mètres encore à parcourir, je tremble : que peut-il encore arriver ? RIEN !!!
Je m’attelle à la tonne de messages accumulés depuis le début d’après-midi, abandonne et décide de narrer cette inoubliable journée en attendant LE débat de ce soir, comme des millions de Français. C’était mon 2002 à moi !
© Rose, le 2 mai 2007
24 juin 2006
ON Y ARRIVERA par ROSE
On les aura,
Oui, tu verras,
Ces putains d'angoisse
Qui nous collent la poisse.
On finira
Un jour n'est-ce pas,
Par lâcher la peur
Qui nous crève le coeur.
On rigolera
De tous ces tracas,
Une fois compris
Ce qu'est la vie.
Même si pour l'heure
On croit plus au bonheur,
Le soleil sans partage
Règne au-dessus des nuages.
Faut s'accrocher
Comme à une bouée
A cet espoir
Qu'il n'est jamais trop tard.
© Rose, le 24 juin 2006
30 avril 2006
ASSEDIC SUR RAP par ROSE
ASSEDIC SUR RAP par ROSE
Assedic, dic, dic,
Pas de panique, nique, nique,
Chaotique, tique, tique,
Utopique, pique, pique
Et des dossiers à la criée
Du bien épais et épicé
De la gaieté faute de fierté
Et des papiers à la volée
Et des copies, plus de copies,
On pourrait friser la folie
Autant aller à l’hystérie
Et entreprendre une thérapie
Assedic, dic, dic,
Pas de panique, nique, nique,
Chaotique, tique, tique,
Utopique, pique, pique
Mais toutes ces incohérences
Vont vous mener à la démence
Pour eux ça n’a pas d’importance
Et n’incite pas à la clémence
Derrière leurs bureaux embusqués
Tous les agents sont là planqués
Tous bien pépères et amusés
Se gaussant de vos démêlés
Assedic, dic, dic,
Pas de panique, nique, nique,
Chaotique, tique, tique,
Utopique, pique, pique
Furieuse envie d’les étrangler
Et à leur tour d’les faire morfler
Dans le pétrin tous les plonger
Et dans la mouise les noyer
Final’ment, ment, ment,
Royal’ment, ment, ment,
Hargneusement, ment, ment,
Teigneusement, ment, ment,
Et tous en chœur :
Assedic, dic, dic,
Pas de panique, nique, nique,
Chaotique, tique, tique,
Utopique, pique, pique
© Rose, le 30/04/2006
DEPART par ROSE
DEPART par ROSE
Sans un seul soupir
Quitte à en mourir
Je te laisserai partir
Si tu le désires
Gardant mes regrets
En un lourd secret
Tout sera caché
Scellé à jamais
Et ce souvenir
Je saurai le chérir
Sans m’assujettir
Et pour m’en sortir.
© Rose le 30/04/2006
RIVAGE par ROSE
RIVAGE par ROSE
Tendre clapotis
Aimable chuchotis
Lente apathie
Qui vous saisit
Tout au bord de l’eau
Vos pensées en lambeaux
S’envolent tout là-haut
Où il fait plus beau
Allongé au frais
Vous pouvez laisser
Flotter vos idées
En toute liberté
Bercé par le bruit
Une douce rêverie
Vous a engourdi
Et vous envahit.
© Rose le 30/04/2006
TROP TARD par ROSE
TROP TARD par ROSE
Tout le bonheur du monde
Jolie pensée bien blonde
Hélas tout est immonde
Sur notre terre ronde
Des charniers télévisés
Aux peuples assassinés
On nous fait visiter
Les pires atrocités
On voudrait crier
On voudrait s’arrêter
Mais il est trop tard
Peut-être ? trop tard
Chantiers à ciel ouvert
Usines thermonucléaires
On vit sur une poudrière
En acceptant les œillères
La mer devient poubelle
On ne voit plus le ciel
Les ordures s’amoncellent
En tours industrielles
On voudrait crier
On voudrait s’arrêter
Mais il est trop tard
Peut-être ? trop tard
Abrutis d’informations
Assommés de communications
Nous, membres des nations
Ne faisons plus attention
Il faut nous réveiller
Et décider d’enfin stopper
Cette machine à cauchemars
Avant qu’il ne soit vraiment… trop tard.
© Rose, le 30/04/2006
08 avril 2006
DANSE par ROSE
Dédicacé à une personne qui se reconnaîtra, lol !

DANSE par ROSE
Tu danses comme tu vis.
La danse c'est ta folie.
Elle te fait pousser des ailes,
Et rejoindre les arc-en-ciel.
Ne résiste pas à cette envie :
Laisse toi aller à l'harmonie,
Pars planer dans tes étoiles,
Ca y est, tu mets les voiles.
Dans ces instants magiques,
Envoûtée par la musique,
Ton corps tout seul s'envole,
Et ton esprit décolle.
Plus besoin de penser,
Ni même de rêver :
Danser te suffit
Pour oublier ta vie.
© Rose le 28 avril 2005
03 avril 2006
PLACARDS par ROSE
PLACARDS par ROSE
Ranger les placards ?
Misère, quel cauchemar !
Les piles de boîtes s'écroulent,
Les serviettes en papier déboulent.
Ouvrant la porte avec prudence,
Les couvercles arrivent en avalanche.
Les verres à moutarde vacillent
Et les bols décorés oscillent.
Les casseroles s'entassent
Et les assiettes s'amassent
En colonnes branlantes
Et en tours chancelantes.
Quant aux saladiers,
Mieux vaut ne pas en parler !
Au moins, les plats creux
Se tiennent chaud entre eux.
Par contre, les couverts hostiles
Menacent quiconque de leurs périls :
Cuillères emmêlées, couteaux aiguisés,
Le tout en vrac, fourchettes pointées.
Reste le tiroir de divers,
Bric à brac acheté pas cher,
Qui plaisent sur le coup
Mais ne servent à rien après tout.
Alors là, attention grand danger :
Dents, piques et tranchants sont aux aguets
De la première main innocente
Qui s'approche de façon imprudente.
Se sentant un peu délaissés,
Ils sont prêts à se venger
En toute impunité et en silence,
Mais avec quelle violence !
Moralité : ne jamais négliger
Le risque que l'on prend à ranger.
© Rose, 2004
MER par ROSE
MER par ROSE
Entends-tu la voix de la mer
Qui murmure à ton oreille
De lourds secrets tantôt amers,
Et tantôt doux comme le miel ?
Chevauchée par les blancs goélands
Fascinés par l'écume qui cabriole,
Ils s'en font les tendres amants
Pour emporter vers toi sa parole.
Doux chuchotis des vagues sur la plage,
Eclats de colère des lames contre les rochers,
Apaisante berceuse pour enfants pas sages,
A tous l'onde sait comment parler.
Elle a tant voyagé à travers le monde,
Vu tant de naufrages et sauvé tant de vies,
Tout au long de sa course vagabonde,
Qu'elle veut te conter pour chasser l'ennui.
Ecoute ce qu'elle a à te dire,
Elle sait tellement d'histoires,
Suis là dans tous ses délires,
Et surtout n'hésite pas à y croire.
© Rose, le 7 avril 2005







