Bulles d'illusion

Baladeurs de rêves, joueurs de mots, amateurs de félins de tous poils, bibliovores, amateurs de films et TV, artistes en tous genres, ce blog est le vôtre. Prenez le temps de muser parmi ces pages et, surtout, n'hésitez pas à commenter.

28 juillet 2006

Je m'appelle Bagdad par Tina ARENA

Tristement d'actualité :-(

Bagdad

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

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27 juillet 2006

Le Dîner par BENABAR

Je sais pas pour vous, mais perso ça me rappelle des tas de souvenirs, mdr !

pizza_hut_pizza

Paroles: Bénabar. Musique: Bénabar   2005 "Reprise des Négociations"
© Universal Music Publishing

J'veux pas y'aller à ce dîner,

j'ai pas l'moral, j'suis fatigué,

ils nous en voudront pas,

allez on n'y va pas.

En plus faut que je fasse un régime

ma chemise me boudine,

j'ai l'air d'une chipolata,

je peux pas sortir comme ça.

Ça n'a rien à voir

je les aime bien tes amis,

mais je veux pas les voir

parce que j'ai pas envie.

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi,

on appelle, on s'excuse,

on improvise, on trouve quelque chose,

on n'a qu'à dire à tes amis

qu'on les aime pas et puis tant pis.

J'suis pas d'humeur tout me déprime

et il se trouve que par hasard,

y'a un super bon film à la télé ce soir.

Un chef-d'oeuvre du 7ème art

que je voudrais revoir,

un drame très engagé

sur la police de Saint-Tropez.

C'est une satire sociale

dont le personnage central

est joué par de Funès,

en plus y'a des extraterrestres.

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi, on appelle,

on s'excuse, on improvise,

on trouve quelque chose,

on n'a qu'à dire à tes amis

qu'on les aime pas et puis tant pis.

J'ai des frissons je me sens faible,

je crois que je suis souffrant,

ce serait pas raisonnable

de sortir maintenant.

Je préfère pas prendre de risque,

c'est peut-être contagieux,

il vaut mieux que je reste

ça m'ennuie mais c'est mieux.

Tu me traites d'égoïste,

comment oses-tu dire ça ?

Moi qui suis malheureux et triste

et j'ai même pas de home-cinéma.

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi,

on appelle, on s'excuse,

on improvise, on trouve quelque chose,

on n'a qu'à dire à tes amis

qu'on les aime pas et puis tant pis.

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04 juin 2006

SIXIEME SENS par GRAND CORPS MALADE

handicap

La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat'
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y'a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu'ils ont dit à mes parents
Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés
On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer
Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain
Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas
C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital
Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.

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18 mai 2006

LES VOYAGES EN TRAIN par GRAND CORPS MALADE

Un super auteur qu'on vient de me faire découvrir, merci La Plume !

Les voyages en train par Grand Corps malade

voyage_en_train1

J'crois que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.

Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et tu imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu te plantes et que t'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va de son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va dérailler dès le premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès le premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe.

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le controleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bât de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y est pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit et c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que tu appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare,
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard.

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaitre ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon vagon,
Car les trains sont crapricieux et certains sont innaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grèves,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y'a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront dessus à la prochaine station,
Y'a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y'a les aventuriers qu'enchainent voyages sur voyages,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traine sur les quais je regarde les trains au départ,
Y'a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sent à part.

Il parait que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y'aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.

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03 avril 2006

AU FUR ET A MESURE par Liane FOLY

AU FUR ET A MESURE par Liane FOLY

foly

Je t'écris des mots purs
J'ai gommé les ratures
Et là sur le papier j'ai effacé tes fautes
Au fur et à mesure
C'est pas d'la grande écriture
Juste un peu de lecture
Quelques instants volés
Qui se sont envolés
Au fur et à mesure

Et si le facteur assure
Avec deux fois rien
On peut aller très loin
Je serai là demain
Et de tes mains
Tu vas me décol'ter
Me décacheter
Et me déshabiller
Au fur et à mesure

Je n'suis pas vraiment sûre
Qu'aucune éclaboussure
De tes yeux jaillira
Lorsque tu me liras
Au fur et à mesure
D'aventure en rupture
J'ai connu des fractures
Mais ma plus belle bavure
C'est de t'avoir laissé
Au fur et à mesure

Et si le facteur assure
Avec deux fois rien
Tu peux aller plus loin
Tu seras là demain
Et de mes mains
Te désenvelopper
Te décacheter
Et te déshabiller
Au fur et à mesure

Et si le facteur assure
Avec deux fois rien
On peut aller très loin
On sera là demain
Et de nos mains
Se désenvelopper
Se décacheter
Et se déshabiller
Au fur et à mesure

Je t'écris des mots purs
J'ai gommé les ratures
Et là sur le papier j'ai effacé mes fautes
Au fur et à mesure ...

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NE EN 17 A LEIDENSTADT (Goldman, Fredericks & Jones)

Ca au moins, c des paroles qui vous font réfléchir : et oui, c bien beau de critiquer, mais... qu'est-ce qu'on aurait fait à leur place ? Et ben, on n'en sait rien justement. C comme ça que de simples pékins se sont retrouvés ds la Résistance par exemple, alors qu'ils n'avaient pas spécialement l'étoffe de héros. Poussé par les circonstances, on ne peut jamais prévoir ce qu'on est capable ou non de faire : le pire comme le meilleur. C'est une question à laquelle j'évite souvent de penser d'ailleurs. Question inutile puisqu'on aura jamais la réponse, à moins d'être acculé justement. Et c'est là qu'on se rend compte de ce qu'on a ds les tripes. Voir les paroles ci-dessous et... méditez bonne gens !

leidenstadt

NE EN 17 A LEIDENSTADT (Goldman, Fredericks & Jones)

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'ame d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent
ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

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CITY OF NEW ORLEANS par Johnny CASH

MON chanteur de country favori ! Chanson pour qq qui se reconnaîtra si la personne toutefois va voir le blog, lol !

train

CITY OF NEW ORLEANS
Written by: Steve Goodman

Ridin' on the City of New Orleans
Illinois Central, Monday mornin' rail
15 cars & 15 restless riders
Three conductors, 25 sacks of mail

All along the southbound odyssey the train pulls out of Kankakee
Rolls along past houses, farms & fields
Passin' graves that have no name, freight yards full of old black men
And the graveyards of rusted automobiles

Chorus:
Good mornin' America, how are you?
Don't you know me? I'm your native son!
I'm the train they call the City of New Orleans
I'll be gone 500 miles when the day is done

Dealin' cards with the old men in the club car
Penny a point, ain't no one keepin' score
Pass the paper bag that holds the bottle
And feel the wheels grumblin' neath the floor

And the sons of Pullman porters & the sons of engineers
Ride their fathers' magic carpet made of steel
Mothers with their babes asleep, rockin' to the gentle beat
And the rhythm of the rails is all they feel

Repeat Chorus

Night time on the City of New Orleans
Changin' cars in Memphis, Tennessee
Halfway home, we'll be there by mornin'
Thru the Mississippi darkness rollin' down to the sea

But all the towns & people seem to fade into a bad dream
And the steel rail still ain't heard the news
The conductor sings his song again
"The passengers will please refrain:
This train has got the disappearin' railroad blues

Lien intéressant :
http://maninblack.net

Posté par rosie03 à 19:11 - Chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

EL TANGO DE ROXANNE

Je connais peu de danses aussi belles que le tango : expression, musique, les pas, tout me plaît dans le tango ! Et la reprise de "Moulin rouge" est pour une fois (m'enfin à mon avis) supérieure à l'originale et de très loin !

tango

Moulin Rouge/Le tango de Roxanne


(Tango dancer sing:)
Will drive you!
Will drive you!
Will drive you!
MAD!

ROXANNE
You don't have to put on that red light
Walk the streets for money
You don't care if it's wrong or if it is right
ROXANNE
You don't have to wear that dress tonight
ROXANNE
You don't have to sell your body to the night

(Christian sings:)
His eyes upon your face
His hand upon your hand
His lips caress your skin
IT'S MORE THAN I CAN STAND!

(Tango dancer sings Roxanne in the background while Christian keeps singing:)
Christian:
Why does my heart cry?
Tango Dancer:
ROXANNE! (ect.)
Christian:
Feelings I can't fight!
You're free to leave me but
Just don't deceive me!
...And please believe me when I say
I LOVE YOU!

(silence, someone says something in Spanish)

Tango dancer (while Christian sings):
ROXANNE!
You don't have to put on that red light!
You don't have to wear that dress tonight
ROXANNE!
You don't have to put on that red light
ROXANNE!
You don't have to wear that dress tonight!
ROXANNE!
ROXANNE!
ROXANNE!
ROXANNE!

Christian:
Why does my heart cry?
Feelings I can't fight!
ROXANNE!
ROXANNE!
I love you!
I love you!
I love you!
I love you!

Posté par rosie03 à 19:02 - Chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'AIGLE NOIR par BARBARA

Une de mes chansons cultes.

L'AIGLE NOIR par BARBARA

barbara

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser,

Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,

De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,

Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,

Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,

Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin

Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,

Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir...

Posté par rosie03 à 18:48 - Chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LETTRE OUVERTE A ELISE par Anne SYLVESTRE

Et oui, quel apprenti pianiste n'a pas dû se coltiner cette satanée Lettre à Elise hein ? De quoi la prendre en grippe à force de l'écouter massacrer de façons diverses et variées ! Visiblement Anne Sylvestre a aussi une sérieuse canine contre ce morceau, lol !

piano

LETTRE OUVERTE A ELISE par Anne SYLVESTRE


La la la etc.
Ma voisine ne sait jouer que ça, gna gna gna, gna gna gna
Du matin au soir, il n'y en a, la la la, la la la...
Que pour Elise Et supposons que je lui dise
A ma façon Depuis le temps que tu entends ça, la la la...la la la
Est-ce que ça ne te saoule pas ? la la la... la la la
Mais qui était cette Elise qui défrise nos pianos
qui enfin se gargarise et se grise de trémolos.
Dis Ludwig, si tu avais imaginé que ça tournerait comme ça, ah ah
Est ce que tu n'aurais pas fignolé , rajouté un bémol ici ou là, ah ah
Est-ce qu'à ton Elise, tu n'aurais pas pu dire tout ça de vive voix ?

Ah Lalala...

Comment croire qu'Élise écoutait, sans arrêt, sans arrêt
Ce machin qui vraiment ne me fait, pas marrer, pas marrer.
Oui, mais Élise, elle aimait ça, qu'on lui redise bla bla bla
Pourquoi écrire avec un piano, des petits marteaux,
Des petits marteaux, Quand c'est si simple avec un stylo.
Et pis des mots, rien que des mots

Mais cette garce d'Élise traumatise le bon Ludwig
S'il envoie ses grosses bises, elle les veut en musique.
Ah ! si seulement, elle avait pu se taper le facteur.
On n'aurait pas eu à se farcir tous ces doubles soupirs
Et tous « ces ne m'oubliez pas » ah ah
S'il avait pensé à lui téléphoner, on n'aurait pas écopé ça.

Chaque jour à l'heure du courrier,
Et allez et allez, il faut qu'elle vienne massacrer
Et taper et tamponner.
Mais chère Elise il serait bon que vous accusiez réception.
Qui c'est, mais si vous lui répondiez par courrier recommandé
Elle pourrait apprendre par cœur, enfin, le gai laboureur.
Je sais, je sais, que je m'en lasserais, mais ça lala, mais ça lala,
Mais ça me changerait !

Posté par rosie03 à 18:24 - Chansons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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